Les photos sont ce que vos visiteurs regardent en premier, avant vos textes. Un restaurant aux plats mal éclairés, un salon illustré par des images de banque d’images, un artisan sans photo de chantier : dans les trois cas, le client hésite. Un téléphone récent suffit pour faire des photos correctes, à condition de respecter quelques règles. Voici comment vous y prendre en une matinée.
Pourquoi les photos de banque d’images vous desservent
On les repère tout de suite. Le plombier souriant en salopette impeccable, le plat stylisé dans un décor qui n’est pas le vôtre, l’équipe de bureau sans rapport avec votre activité. Le visiteur en déduit, souvent à raison, qu’on lui cache quelque chose.
Une photo de votre vraie vitrine, même imparfaite, rassure davantage. Elle permet au client de reconnaître votre commerce dans la rue, ce qui compte quand on cherche une adresse en centre-ville. Et pour votre référencement local, vos propres images, correctement nommées, valent mieux qu’un fichier générique.
Il y a aussi un point pratique. Une image trouvée sur internet n’est pas libre d’usage parce qu’elle est accessible : elle appartient à quelqu’un. Même sur une banque d’images, une licence encadre ce que vous avez le droit d’en faire, et les conditions varient d’un site à l’autre, en particulier pour un usage commercial. Gardez-en la trace et vérifiez qu’elle couvre bien votre site et vos réseaux.
Les règles de base, avec un téléphone
Vous n’avez pas besoin de matériel, mais de lumière et d’un peu de méthode.
La lumière naturelle avant tout. Photographiez en journée, près d’une fenêtre ou dehors. Éteignez le flash : il écrase les couleurs et crée des reflets. Si votre local est sombre, allumez tout et attendez le moment le plus lumineux.
Évitez le contre-jour. Ne placez pas la fenêtre en face de l’objectif. Mettez la lumière derrière vous ou sur le côté.
Tenez le téléphone droit. Deux mains, coudes contre le corps. Vérifiez que les lignes verticales (encadrement de porte, montant de vitrine) sont bien verticales.
Nettoyez l’objectif. Un coup de chiffon. C’est une cause très fréquente de photos floues ou voilées.
Rangez avant de photographier. Le carton au sol, le câble qui traîne : cela se voit énormément sur une photo. Cinq minutes de rangement valent mieux qu’une heure de retouche.
Prenez-en beaucoup, large et serré. Dix versions de la même scène, une vue d’ensemble pour situer, un plan rapproché pour le détail. Vous trierez après, c’est gratuit.
La liste des photos à prendre
Prévoyez une session d’une heure et rapportez, au minimum :
- La façade, de face, de jour, avec l’enseigne lisible. C’est la photo qui permet de vous trouver.
- L’intérieur, deux ou trois vues d’ensemble, propres et rangées.
- Vous, ou votre équipe, en train de travailler. Pas une photo d’identité.
- Vos produits ou vos réalisations, en gros plan. Cinq à dix images.
- Un détail qui vous caractérise : le four, le fauteuil, la table dressée, l’outil.
Ajoutez selon votre métier :
- Boulangerie, restaurant : les produits en gros plan, de jour, sans flash.
- Artisan : des avant et après de chantiers. C’est très convaincant, et cela ne coûte que de penser à photographier avant de commencer.
- Coiffeur, institut : des résultats sur de vrais clients, avec leur accord écrit (voir plus bas).
- Hôtel : chaque type de chambre, la salle de petit déjeuner, la vue.
- Profession libérale : la salle d’attente, le cabinet, l’accès au bâtiment.
Prenez vos photos en format horizontal et en format vertical : le site aura besoin des deux, et votre fiche Google aussi. Les mêmes images serviront à tenir votre fiche Google à jour, ce qui rentabilise la session.
Les autorisations à ne pas oublier
Dès qu’une photo part sur un site public, deux questions se posent.
Les personnes. En France, chacun dispose d’un droit sur son image. Avant de publier la photo d’un client, d’un salarié, d’un patient ou d’un passant reconnaissable, demandez son accord et gardez-en une trace écrite, même un simple message. C’est encore plus sensible pour les mineurs, où l’accord vient des parents, et dans les métiers de santé, où s’ajoute le secret professionnel. Un salarié qui part peut demander le retrait de sa photo : prévoyez-le.
Les lieux et les œuvres. Votre local, vos produits et vos chantiers ne posent en général pas de difficulté. Cela se complique quand la photo met en avant la propriété d’un tiers, une œuvre, une décoration signée ou une marque bien visible. Dans le doute, demandez l’accord du propriétaire ou recadrez.
Ces règles dépendent du contexte et de votre activité : si vous publiez beaucoup de visages ou de réalisations chez des clients, faites valider votre formulaire d’autorisation par votre conseil.
Préparer les images pour le site
C’est l’étape que tout le monde saute, et elle décide en grande partie de la vitesse de votre site. Une photo de téléphone pèse souvent plusieurs mégaoctets, téléchargés en entier par chaque visiteur, y compris en 4G.
Trois opérations sur chaque image.
- Recadrer et redimensionner. Une image de site dépasse rarement 1600 pixels de large. Pour une vignette, 600 suffisent.
- Compresser. Un outil de compression en ligne ou un logiciel gratuit réduit fortement le poids d’un fichier, souvent sans différence visible à l’écran.
- Convertir en WebP. C’est un format d’image plus récent, en général plus léger que le JPEG à qualité comparable, et pris en charge par les navigateurs actuels.
Pensez aussi à deux détails qui comptent pour le référencement et pour l’accessibilité :
- Nommez vos fichiers.
facade-boulangerie-serris.webpau lieu deIMG_4821.jpg. - Remplissez le texte alternatif de chaque image, en une phrase. Il sert aux personnes qui utilisent un lecteur d’écran, et il aide les moteurs à comprendre vos images.
Quand ce travail n’est pas fait, c’est souvent la première cause de lenteur, comme nous l’expliquons dans l’article sur ce que coûte un site lent.
Combien de photos, et où les mettre
Quinze bonnes photos valent mieux que soixante moyennes, qui alourdissent le site et noient les meilleures. Une répartition qui fonctionne :
- une image forte en haut de la page d’accueil (façade ou produit phare) ;
- une ou deux photos par page de prestation, montrant cette prestation ;
- une photo de vous sur la page « À propos » ;
- la façade sur la page contact, pour repérer l’entrée ;
- une galerie de huit à quinze images, chargées au fil du défilement.
Faut-il faire appel à un photographe ?
Cela dépend de votre métier. Pour un plombier ou un électricien, vos propres photos de chantier suffisent et sont même plus crédibles. Pour un restaurant, un hôtel ou un institut, où le client achète une ambiance, une session professionnelle se rentabilise souvent.
Si vous faites appel à quelqu’un, faites préciser par écrit dans le devis les fichiers livrés en haute résolution et l’étendue des droits d’utilisation : sur quels supports, pour combien de temps. Le photographe reste auteur de ses images, et ce que vous pouvez en faire dépend de ce qui a été convenu.
Un plan d’action pour ce week-end
Choisissez une matinée lumineuse. Rangez, nettoyez la vitrine et l’objectif, puis prenez une centaine de photos en suivant la liste plus haut. Le soir, triez, gardez les vingt meilleures, compressez-les et renommez-les. Vous aurez de quoi alimenter votre site, votre fiche Google et vos réseaux pour l’année.
Si vous voulez savoir si vos images ralentissent votre site, lancez notre analyse gratuite de visibilité : elle signale les images trop lourdes et les textes alternatifs manquants. Et si vous préparez un nouveau site, l’intégration et l’optimisation des photos font partie de notre méthode de création de site internet.
photosimagescontenumobile
KlarkLabs
Un site que Google affiche et que les IA citent
Création de site dès 499 €, en ligne en 48 h. Ou l’offre Site + GEO avec le suivi mensuel de vos citations.